moemoeA remix

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moemoeA remix


06 03 2009

L'énervement comme mode de production

et comme mode de fonctionnement, aussi. Il me faut bien le reconnaitre ...
C'est dans un moment de profonde frustration et avec l'énervement frénétique qui en a découlé que j'ai écrit ce texte passablement rageur. Je voulais qu'il provoque un échange, raison pour laquelle je ne l'ai pas publié ici.

Résultat des courses, il s'en est suivi une mini-polémique à propos d'un autre texte publié sur un autre blog et commenté ici un peu plus bas, et cette semaine il est tombé sous les yeux de l'équipe de Vendredi hebdo, et bing me voila imprimée !…

Je suis sculpteur, peu productive, encore moins exposée dont la seule production publique est de l'écrit. Ça pourrait m'énerver !…

Ce qui m'énerve beaucoup plus surement c'est l'utilisation de mon pseudo par une autre blogueuse. Je pourrais peut-être pondre un texte rageur de plus en évoquant l'antériorité mais non. Je vais en nerdifier l'orthographe : planeth devient pl4n3th. Et pis voila.

23 12 2008

cadeau de nouwwel pour votre écran

mesdames z'et mesdemoiselles, si vous vous ennuyez devant l'écran de votre ordi,
offrez-lui un divertissement !!

Je vous ai concocté une p'tite page pour rêver devant.
Cliquez-là !

Pour bien profiter de la chose faites F11 ...

Enjoye !

Attention : ceci est une expérimentation qui ne marchera que dans un navigateur moderne !
Profitez-en pour télécharger firefox le navigateur de la fondation mozilla.

17 12 2008

le grand défouloir

Après l'échange passionné d'hier sur epidemik, j'ai envie de relâcher la pression et lâcher un monstrueux éclat de rire.
Dessiné. Bien sûr. As usual !!!

Alors j'ouvre ici avec ce post un espace défouloir où toutes sont les bienvenues pour clamer en chœur notre rage, nos ricanements énervés, notre politiquement incorrect sans rappel à l'ordre, parce qu'ici ça tient plus du b***el que du pensionnat !

Faites passer l'url ...

16 12 2008

démonstration de mon point de vue

Voici ici mon point de vue sur l'article publié hier sur le blog d'epidemik.
Je considère qu'un article publié dans un blog est là pour être commenté et critiqué.
J'ai écrit dans les commentaires ce que je pensais de cette prose et je dis ici pourquoi.

Cet article pêche à la fois par la forme et par le fond.
Par la forme dans le sens où pour une lectrice qui se trouve dans la situation décrite, c'est comme si (pour être aussi excessive qu'expressive ) on me parlait du pays des Bisounours alors que je rentre de Verdun.

Quant au fond, comment peut-on au 21° siècle encore faire le parallèle femme = séduction ?
Et qui plus est, il se contente de reprendre mes mêmes idées éculés reprise ad nauseum d'article en article.
Certes la séduction est bien pratique pour aller chercher le mâle, mais elle n'est que très lointainement corrélée avec le plaisir sexuel.
L'article explique clairement qu'il y a 2 catégories de femmes. Celles qui vivent dans la séduction, et les autres.
Pourquoi pas ?
Il nous est assené ensuite que les femmes de la première catégorie ne baisseront pas les bras. Ah et pour quelle raison ?
En quoi la séduction peut rendre une femme plus combative qu'une autre qui n'éprouverait pas ce besoin ?
À la suite de quoi il n'est même pas fait mention de la 2° catégorie sus-citée. D'où on peut en conclure que pour celles-là il n'y a d'espoir.

L'article embraye allègrement sur la nécessite d'user de notre fameuse séduction pour se rendre désirable.
Nous parlons-là de la chute du désir sexuel chez les femmes. Et que nous dit-on : il faut chercher à se rendre attirante pour les hommes.
Il y a de quoi hurler ! Le problème n'est pas dans le désir des hommes, il est dans le notre qui est en panne !
Comment peut-on faire autant négation de son sujet ?

Le reste à l'avenant, un mélange lénifiant de conseils de dame patronnesse à ses gourdes de pensionnaires et minimisation de la détresse personnelle que l'on peut vivre dans ce genre de situation.

21 12 2007

une g00g[eFleur pour Noël

English translation below.

Il se trouve, par le hasard du cliquage sur le net le nez au vent, qu'une de mes images se retrouve en première page de g**gle ...
Pensez-vous que ce serait une image représentative de mes expériences numériques ?
Que nenni !
Je suis référencée pour un mot, certes poétique, mais de la plus totale banalité ...

L'occasion était trop belle ! Il me fallait utiliser cette situation netographique (comme on peut dire géographique)
pour concocter une petite courbure de l'espace numérique.
Et comme c'est Noël, cette déviation déclenchera l'envoi de mail à des personnes que je connais par internet ou dans la vraie vie.
Et dont j'apprécie le travail.
Pour comprendre tout ça, une seule solution : aller chercher une fleur sur g**gle image !
Aller, je vous met le lien.
Il se peut qu'avec les aléas la place se décale. Alors cherchez peut être un peu plus loin.

One of my images happened to be referenced on the first page of g**gle image.
What an opportunity to tweak this position and induce some digital space distortion !
As we are in Christmas period, I will use it to trigger mail sending to people whom i appreciate the work.
To understand what i mean, there is only one solution : go find a fleur on g**gle image.
Here is the link.
The place of this flower may vary ... Try to search a bit farrer ...

15 12 2007

Marie-Jo Lafontaine à Angers

D'après ceux que je côtoie, c'est la première fois que le musée des beaux-arts fait une incursion dans le domaine de l'art contemporain.
Et il fait plutôt les choses en grand puisque M-J L. est exposée à la fois aux beaux-arts et au musée de la tapisserie contemporaine.

Si j'apprécie grandement l'effort d'explicitation de sa démarche via 2 journaux d'exposition, j'ai envie moi aussi d'analyser comment j'ai perçu ses travaux.

L'expo au musée de la tapisserie contemporaine est due à ses premières pièces qui sont effectivement de la tapisserie. La suite de l'expo présente des portraits photo et de la vidéo.
De toutes les photos des 2 expos ce sont celles de la série "savoir, retenir et fixer ce qui est sublime" que j'ai le plus appréciées.
Sans rentrer dans la part formelle de son discours (photos noir et blanc, prédelle de couleur), il en ressort une intensité, quelque chose passe dans le regard des modèles qui me parle effectivement de sublime ...
Dans la salle suivante, ce sont d'autres adolescents encore, sous la douche, qui ont l'air de me narguer avec leurs corps tout frais et dont leurs yeux me le disent clairement ! Sales gosses !
Et pour conclure toujours dans l'eau une vidéo d'une nageuse tournant et virant dans une eau sombre. Le texte m'explique qu'elle induit une sensation de malaise parce qu'on ne sait pas si elle est en train de se noyer ... A qui faire croire ça quand on est une génération de l'image ? Alors que j'y vois - moi - une célébration du mouvement en apesanteur (bon, ça recoupe mes préoccupations ...).
Je passe sur les monochromes (ça ne me parle pas plus que ça , même si je reconnais que Malévitch fut un génie) et un de leur titre que je trouve particulièrement racoleur.

Dans la foulée allons jusqu'au musée des beaux-arts qui accueille des pièces spécialement produites pour le lieu.
L'expo est riche, avec beaucoup à voir, à entendre, je ne vais pas parler de tout. Il en ressort une impression de grandiloquence, c'est imposant à tous les sens du terme.
La série qui me fait le plus "tilter" s'appelle "babylon babies". C'est encore une série de portraits d'ados.
Très grands portraits, très nombreux, en couleur, sur fond coloré, frontaux, d'autant plus qu'une partie est accroché le long de couloirs, on a vraiment le nez dessus.
C'est sensé être politique, nous interpeler sur la réalité que vivent ces ados. Bien.
Moi, ce que j'y vois : des adolescents transformés en mannequin de mode, la peau sans une imperfection (toute mère de famille d'ado se gondole instantanément !...) passée au fond de teint, mascarisé, photoshopisé. Chosifié. Après la femme-objet, l'ado-objet porteur et vendeur de signification. Leur regard ne sont pas vides certes mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il sont au service de la promotion culturelle de M. LaF.
Quant à la série sur les fables de la Fontaine sensée illustrer les archétypes de notre société (le singe, le renard, gniagnia ..) je trouve ça tellement littéral que ça en perd toute son efficacité. On est à la limite de l'abscon.
Une autre pièce intéressante : "Jeder Engel ist shrecklich". Comme je cause teuton tout les jours (!!!) je vais vous traduire :"tout ange est terrible" tiré d'un poême de Rainer Maria Rilke.

En fait, c'est le dispositif que je trouve intéressant, monumental, impressionnant. A l'intérieur 15 moniteurs diffusent la même vidéo d'une explosion de feu. J'y peux rien, basiquement la vidéo m'emmerde la plupart du temps. Heureusement qu'il y a cet environnement qui fonctionne assez bien : je suis assez impressionnée. Mais pas du tout par le drame qui se joue sur les écrans. Je le redis, on est au siècle de la télé, de l'image manipulée, montée, démontée, mon subconscient a du mal à se laisser abuser.

J'arrête ma petite critique perso ici, mais il y a beaucoup plus que ça à voir.
Hier soir, en rentrant du vernissage je mesurais tout l'abime qu'il y a entre une artiste institutionnelle dont manifestement le financement de projets imposants va de soi et celle qui rentre dans ce monde par une porte dérobée et prie pour trouver la personne et le lieu qui croiront suffisamment en elle pour risquer quelques picaillons !!!

Le site de Marie-Jo Lafontaine : www.marie-jo-lafontaine.com
Les dates de l'expo